Hérault — Catherine Demaiffe, Guillaume Cramoisan et Fabien Malot: récit d’un dossier photo télévisuel
Un instant figé qui raconte un tournage
Le dossier photo publié sur mon site regroupe des images prises autour d’un tournage en Hérault, où se croisent la mise en scène, le jeu et le regard du photographe. Ces photographies ne sont pas de simples portraits promotionnels: elles tentent de restituer l’ambiance d’un plateau, la relation entre les personnages et la matière visuelle que cherche à capter un réalisateur. Le lieu, le cadrage, la lumière et le flot des regards y jouent un rôle autant narratif que le texte lui-même. Vous pouvez retrouver la galerie complète dans la rubrique Photos → Télévision du site.
Ce type de série d’images permet au spectateur d’entrer dans l’intimité du tournage, de comprendre comment se construit une scène avant même qu’elle n’apparaisse à l’écran. Le choix du photographe, la position prise face aux comédiens, tout participe à une lecture différente du récit audiovisuell — une lecture en images fixes qui dialogue avec le mouvement du film ou de la série.
Les regards qui font sens: Catherine Demaiffe à la mise en scène
Travailler avec une réalisatrice comme Catherine Demaiffe implique une sensibilité particulière au plateau: sa trajectoire entre cinéma et télévision apporte une attention au détail et à la psychologie des personnages. Sur le plateau, la réalisatrice cherche souvent à créer un espace où l’acteur peut prendre des risques, ce qui se voit directement dans les photos: des postures contraintes puis relâchées, des silences qui pèsent, des gestes minuscules qui finissent par tout dire. Pour mieux connaître le parcours de Catherine Demaiffe et son approche, on peut consulter ses références professionnelles.
Ces images montrent comment la direction d’acteur se traduit visuellement. On y voit des moments de concentration, des échanges discrets entre la réalisatrice et les comédiens, et la manière dont une scène se construit en coulisses avant d’être dévoilée aux téléspectateurs. Ce travail d’orfèvre éclaire la façon dont une mise en scène transforme un lieu — ici le département de l’Hérault — en décor actif.
Le rôle du photographe: Fabien Malot et l’œil du plateau
Sur ce dossier, la présence de Fabien Malot illustre l’importance du regard fixe sur les tournages contemporains. Photographe de plateau et auteur d’images de tournage, il capte l’intime et le collectif, les gestes techniques et les moments d’abandon. Le still photographer a cette capacité à extraire du plateau un récit autonome, une série d’images qui raconte autant l’histoire de la fiction que celle de sa fabrication. Plusieurs crédits techniques confirment son rôle fréquent comme photographe de plateau sur des productions françaises.
La photographie de tournage n’est pas simplement utilitaire — elle est aussi mémoire. Ces images serviront à la presse, aux dossiers de production, mais elles constitueront surtout une archive visuelle qui racontera plus tard comment s’est construit ce film ou cette séquence télévisée. Les photos de Fabien Malot rendent compte de ce double usage: outil de travail et témoignage artistique.
Une production à l’oreille du territoire: Paradis Films et France Télévisions
Le montage des plans, le soin apporté aux extérieurs et l’économie du tournage évoquent une production professionnelle portée par une société impliquée et des diffuseurs attentifs. Paradis Films, société connue pour accompagner des projets variés, figure parmi les partenaires possibles de ce type de tournage, et la présence de France Télévisions comme diffuseur confère au projet une visibilité nationale. Ces structures permettent d’assurer des conditions techniques et artistiques propices au travail que l’on voit dans les photographies.
Le rapprochement entre équipes locales (décorateurs, régisseurs) et équipes artistiques nationales est souvent visible à l’image: matières, costumes, lumière naturelle et postures se mêlent pour donner à la fiction une empreinte territoriale. Ces photos montrent comment la production utilise le paysage héraultais comme élément dramaturgique, non comme simple toile de fond.
Ce que les images disent du travail d’équipe
Au-delà des visages et des décors, ces photos révèlent la concentration, la ritualité des gestes, et la relation humaine qui fait tenir un tournage. On y lit la patience des techniciens, l’écoute des acteurs et la direction claire d’une réalisatrice. Elles rendent visibles l’effort collectif: si la caméra capte l’instant, c’est parce qu’un grand nombre de personnes a travaillé pour qu’il existe. Les photos deviennent alors autant de traces d’un moment partagé, autant de preuves qu’une fiction se construit à plusieurs.
Ces archives photographiques jouent aussi un rôle pédagogique pour les jeunes professionnels qui veulent comprendre le tempo d’un plateau, la façon dont se tissent les rapports entre cadreurs, réalisateurs et acteurs. Elles sont une manière simple et immédiate de transmettre ce qu’est un tournage, ses tensions et ses joies, sans passer uniquement par des textes ou des interviews.
Où (re)voir ces images et approfondir le sujet
Vous pouvez consulter la galerie complète et d’autres dossiers photos dans la section Photos → Télévision du site, qui rassemble différents travaux de plateau et portraits. Ces pages offrent un panorama de mes collaborations et des projets auxquels j’ai participé. Pour mieux comprendre le contexte de production, la chaîne et la maison de production proposent régulièrement des dossiers et des vidéos making-of accessibles en ligne. Paradis Films publie des extraits et bandes-annonces sur sa chaîne officielle, ce qui complète utilement le regard que donnent les images fixes.
Conclusion: la photo comme écriture parallèle
Un dossier photo de tournage n’est jamais anecdotique. Il cristallise une expérience collective, conserve une mémoire et propose une lecture alternative de la fiction. Les clichés pris en Hérault, où se mêlent la direction de Catherine Demaiffe, le jeu et la présence d’acteurs, et le regard du photographe Fabien Malot, témoignent de cette dynamique. Ils montrent que la construction d’une image à l’écran commence bien avant la prise, dans la patience, l’observation et la confiance partagée entre les artistes et les techniciens.