Guillaume Cramoisan

Guillaume Cramoisan dans L’Internat: retour sur une fiction mystérieuse et mon expérience sur ce rôle

Une série française empreinte de mystère

Dans L’Internat, une fiction diffusée en 2009 sur M6, j’ai eu l’opportunité d’explorer un univers à part dans ma carrière. Cette série dramatique se déroule dans un établissement scolaire isolé au cœur d’une forêt dense, où rien n’est jamais ce qu’il paraît. L’histoire suit le quotidien des élèves et du personnel de l’internat Le Valgrange, un lieu réputé qui cache des secrets profondément enfouis depuis des années.

Adaptation française du format espagnol El Internado, cette fiction était pensée comme un thriller teinté de drame et de mystère. Elle cherchait à mêler l’innocence du monde scolaire à des intrigues plus sombres, nourries d’énigmes, de disparitions inexpliquées et de relations humaines complexes.

Pour moi, participer à ce projet a été une expérience singulière. Le cadre particulier de l’internat — une bâtisse entourée de forêts et de mystère — n’était pas simplement un décor, mais presque un personnage à part entière de la série. Chaque couloir, chaque salle de classe semblait porter l’ombre d’une histoire latente, et c’est cet environnement qui a donné à notre travail cette texture particulière.

Mon rôle: Victor Durier, entre responsabilité et fascination

Dans cette série, j’incarne Victor Durier, le directeur de l’internat. C’est un homme de responsabilités, chargé de maintenir l’ordre et la tranquillité de l’établissement, mais confronté à des événements qui dépassent souvent sa compréhension. Ce personnage m’a particulièrement attiré parce qu’il se situe à la croisée de plusieurs tensions: à la fois figure d’autorité, protecteur des élèves et homme confronté à l’inexplicable.

Interpréter Victor Durier a été une occasion de travailler sur des zones d’ombre, des non-dits, et sur une posture d’adulte qui tente de comprendre un monde qui le dépasse parfois. Les enjeux n’étaient pas seulement narratifs, mais émotionnels: comment incarner quelqu’un qui doit garder son sang-froid alors qu’il sent que tout autour de lui échappe à sa maîtrise? Cet équilibre entre maîtrise apparente et vulnérabilité intérieure a été au cœur de mon travail sur ce rôle.

Une écriture collective et une ambiance de tournage exigeante

Travailler sur L’Internat ne se résumait pas à jouer des scènes bien écrites: il s’agissait de construire une atmosphère. Les réalisateurs — notamment Christophe Douchand, Bruno Garcia et Pascal Lahmani — ont su instaurer sur le plateau une certaine rigueur narrative, exigeante, qui exigeait de nous une écoute fine des intentions du scénario.

Cet engagement ne venait pas seulement de moi, mais de toute l’équipe. Le décor naturel, la façon dont les séquences étaient tournées, et la présence d’un casting aussi riche que varié — avec des personnalités comme Valérie Kaprisky ou Bernadette Lafont — ont créé une dynamique de travail profondément collaborative. Ensemble, nous cherchions à faire exister un internat vivant, plausible, qui allait au-delà du simple cadre de série télé.

C’est cette collaboration qui a rendu l’expérience particulièrement formatrice. Elle m’a appris à jouer moins devant la caméra que avec elle, à écouter les partenaires de jeu, mais aussi à toujours envisager le cadre, la lumière, le silence comme partie intégrante du récit.

L’accueil et l’héritage de la série

À sa sortie, L’Internat a suscité beaucoup de curiosité. En dix épisodes d’environ 52 minutes chacun, elle a tenté de répondre aux questions qu’elle avait elle-même posées, tout en gardant cette tension propre au genre du thriller dramatique.

Si la série n’a pas donné lieu à une deuxième saison, elle reste aujourd’hui pour beaucoup un souvenir fort du paysage télévisuel français de la fin des années 2000. Elle laisse une empreinte fascinante par son ambiance, ses mystères et la construction de ses personnages. Cela en fait une fiction intéressante à revisiter, notamment à travers des extraits disponibles en ligne ou lors de rediffusions.

Pour les curieux ou ceux qui souhaitent en savoir plus sur ce projet et ma participation, vous pouvez retrouver des informations plus détaillées ainsi que des archives et vidéos dans la section médias de mon site, qui regroupe des contenus autour de mes différents rôles, dont celui-ci.

Une étape marquante dans mon parcours d’acteur

Ce rôle dans L’Internat occupe aujourd’hui une place singulière dans mon parcours. Il ne s’agissait pas seulement de jouer un personnage, mais de vivre une aventure collective, dans un univers narratif riche en questions et en enjeux. Ce type d’expérience — où la fiction devient presque un terrain de jeu pour l’imaginaire — reste précieux.

Elle m’a rappelé combien, parfois, le jeu d’acteur consiste à accepter l’inconnu, à s’avancer dans un récit sans toutes les réponses, mais avec une curiosité constante. Ce sont ces moments qui forgent une carrière, et qui, en retour, continuent à alimenter ma façon de penser la création et l’engagement sur un plateau.

Pour (re)voir des extraits ou retrouver des archives de L’Internat, des vidéos et des médias sont disponibles sur des plateformes comme AlloCiné, où vous pouvez aussi retrouver des bandes-annonces et des informations complémentaires sur la série.