Le site officiel

Bio

De l’éveil à l’envol…

Sa vocation, Guillaume CRAMOISAN ignore d’où elle lui vient. Pas l’ombre d’un comédien dans sa famille, il avoue même avoir été, tout jeune, rebuté par le théâtre… jusqu’à ce qu’il se rende compte, à force d’expériences, que la comédie l’attirait ! Au sortir du lycée, il enchaine quelque temps les petits boulots, puis décide de s’inscrire au Cours FLORENT, à PARIS. Mais le cadre trop scolaire de la formation l’étouffe, il y reste un an et demi… Par un heureux concours de circonstances, Guillaume rejoint alors la troupe de La Mare au Diable de PALAISEAU (Essonne) et joue de mai à juillet 1992La Dame aux camélias, ,d’Alexandre DUMAS, mise en scène par Henri LAZZARINI, le directeur du théâtre.
1992 marque ainsi les prémices d’une belle histoire

Un soir, Michel ROYER, membre de la troupe, lui présente Jean DAVY, ancien sociétaire de la Comédie-Française, venu en spectateur. Séduit par le profil prometteur de Guillaume, celui-ci le prend dans sa compagnie pour le former. Il  lui offre tout d’abord un rôle dans Tel Père de Jean-Pierre GIRAUDOUX (1993), puis dans la tragédie Antigone de SOPHOCLE (1994), jouée en Suisse. Auprès de Jean DAVY et Odile MALLET, son épouse, Guillaume apprend peu à peu les ficelles du métier, découvre les grands textes. Il voit en Jean DAVY un modèle, dont il s’imprègne. C’est en l’observant qu’il s’initie pleinement à l’Art du Théâtre et acquiert tout ce qui compose l’étoffe d’un comédien.

A la mi-octobre 1994, brûlant de voler de ses propres ailes, Guillaume fonde en parallèle La Troupe du Phénix avec un ami, Laurent MADIOT, animé comme lui par la volonté de « désacraliser » le théâtre, afin de le rendre accessible à tous. La troupe se constitue d’amis, que les deux compères venant de la banlieue sud et formés à la « La Mare au Diable », réunissent autour d’eux, tous dotés d’une formidable envie de jouer et désireux de renouer avec les racines de leur art…

Voilà comment l’été suivant (1995), au long d’une trentaine d’étapes à travers le pays, « Le Phénix » présente en plein air, par tous les temps, Le médecin malgré lui de Molière, leur première création. La joyeuse bande de saltimbanques attire les spectateurs par des parades dans les rues, où ils interpellent sans façon le passant… « En juillet/août, on montait des spectacles sur les places publiques dans des villages de France », raconte Guillaume. « On se déplaçait à huit dans deux roulottes tirées par deux chevaux. On dormait à la belle étoile, c’était la belle vie… » (1)

Cette comédie de Molière, Guillaume la maitrise pour l’avoir déjà personnellement travaillée, en début d’année, dans une mise en scène d’Henri LAZZARINI, au Théâtre de La Mare au Diable de PALAISEAU. Juste auparavant, il y avait également joué Les Misérables de Victor HUGO, mis en scène par Yves COESLIER. Au printemps 1995, sur les encouragements de la famille DAVY, Guillaume passe une audition pour la pièce Lorenzaccio d’Alfred de MUSSET, programmée à la rentrée pour la saison 1995-1996. C’est ainsi qu’il intègre Les Tréteaux de France, dirigés par Jean DANET. L’énergie débordante de Guillaume et la première expérience très positive du Phénix, cet été là, touchent à tel point Jean DANET, qu’il met généreusement à leur disposition décors et costumes pour enrichir le visuel de leurs spectacles.

Au cours des 3 années qui s’ensuivent, en tournée avec Les Tréteaux de France, Guillaume incarne notamment Rodrigue dans Le Cid de CORNEILLE (1996-1997), son premier texte en vers. Il s’entraine alors à la diction et au jeu spécifique qu’impose un rôle de ce genre avec l’aide d’Odile MALLET et Geneviève BRUNET de la compagnie Jean DAVY. Puis, pour sa dernière prestation au sein des « Tréteaux », en 1997-1998,  Guillaume interprète Clitandre dans Les Femmes savantes de Molière… Mais dans cet intervalle de 1996 à 1999, lors de chaque trêve estivale, Guillaume s’empresse de rejoindre sa famille de cœur et La Troupe du Phénix se lance allègrement à l’aventure sur les routes…

Lorsque « Le Phénix » s’associe à G. BRASSENS…

Comédiens, musiciens, acrobates, les membres de La Troupe du Phénix aiment à se qualifier de « troubadours ». Tou(te)s chantent, dansent, et jouent avec une vitalité folle, une gaieté formidablement communicative, offrant en partage la magie du spectacle vivant…

En 1996, Laurent MADIOT écrit la première version de la comédie musicale Le Petit Monde de Georges BRASSENS. Comme l’année précédente, voyageant au pas des chevaux, ils présentent leur nouvelle création sur les places publiques, lors d’une tournée d’été.

Au printemps 1997, Guillaume propose à Anne BOURGEOIS, rencontrée aux « Tréteaux de France », de se joindre à eux pour leur prochain spectacle. Elle signe alors la mise en scène de La double inconstance de MARIVAUX. Après une tournée estivale, ils créent la pièce en salle au Théâtre Fontaine puis au Théâtre de la main d’or, se produisant pour la première fois sur une scène parisienne.

1998 est une année particulièrement riche et animée. Laurent MADIOT et Anne BOURGEOIS travaillent à l’écriture d’une nouvelle version du Petit Monde de Georges BRASSENS.  « Je savais que ce spectacle pouvait aller loin, confie Guillaume » (2). L’été venu, la Troupe entame un nouveau tour de France, qui s’avère triomphal. Partout, le public découvre ou redécouvre « Le grand Georges » avec délice… Puis ils reprennent La double inconstance au Théâtre de la Main d’Or à PARIS, font quelques dates en Tunisie et dans l’hexagone avant de retrouver la capitale pour s’installer quelque temps au Café de la Danse.

En Janvier 1999, la Troupe joue Le Petit Monde de Georges BRASSENS sur les scènes parisiennes du Café de la Danse et du Théâtre de la Main d’Or, puis enchaîne sur une tournée de 20 dates. « Le Phénix » entreprend ensuite de s’illustrer dans une nouvelle comédie en musique. Son choix se porte sur La Nuit des Rois de William SHAKESPEARE, qu’Anne BOURGEOIS traduit, adapte et met en scène, travaillant en binôme avec Fred PALLEM, déjà musicien de la troupe, qui compose la musique du spectacle. La pièce est alors présentée lors d’une grande tournée estivale aux quatre coins de France. Puis la Troupe retourne en Tunisie jouer Le Petit Monde de Georges BRASSENS.

Voici qu’en l’espace de cinq ans, « La Troupe du Phénix » s’est constitué un répertoire. Pas à pas, elle a acquis une véritable maturité, passant d’un statut jusqu’alors « saisonnier » à une existence désormais permanente.  Au printemps 2000, elle présente La Nuit des Rois au Théâtre de l’Epée de Bois (Cartoucherie de VINCENNES) et l’été, « la Bande des Copains d’abord » repart sillonner l’hexagone avec Le Petit Monde de Georges BRASSENS.

Ils font escale au Théâtre Le Paris en Avignon, du 06 au 30 Juillet, participant pour la première fois au Festival « Off ». Ils y remportent un immense succès, tant et si bien que le producteur Michel CADEAU, séduit par leur prestation, décide de les produire à Paris, l’année suivante. A la fin Novembre, « Le Phénix » s’exporte en Turquie, puis en Allemagne…

 2001, année Parisienne pour le « Phénix », se révèle pleine et intense pour Guillaume… En mars/avril, ils s’installent tout d’abord chez Philippe BOUVARD, au Théâtre Bobino où ils chantent Le Petit Monde de Georges BRASSENS, remportant un succès fou. Jean-Claude BRIALY, venu assister au spectacle, est conquis lui aussi et propose de les accueillir dans son Le Théâtre des Bouffes Parisiens. Puis, fidèle à ses habitudes estivales, la Troupe part en tournée. Ils se posent en juillet au Collège de la Salle avec La Nuit des Rois, dans le cadre du Festival « Off » d’Avignon, et sont ensuite à l’affiche du Festival des Nuits de la Mayenne. A l’initiative de Jean-Claude BRIALY ils se retrouvent au Festival de Ramatuelle jouant au débotté Le Petit Monde de Georges BRASSENS, qu’ils n’ont pas répété depuis « Bobino »… Fin septembre, « Le Phénix » remonte à Paris pour investir Le Théâtre des Bouffes Parisiens où ils célèbrent BRASSENS  jusqu’à la mi-janvier 2002. Leur succès est tel, que les plus belles chansons du « Petit Monde » font l’objet d’un enregistrement en studio et sortent en CD. Quant aux images du spectacle, filmé à la fois à « Bobino » et aux « Bouffes Parisiens », elles sont commercialisées sur support vidéo.

En 2002, « La Troupe du Phénix » reprend Le Petit Monde du Georges BRASSENS lors d’une tournée en France et dans les pays Francophones. Puis ils travaillent à un nouveau spectacle qui sera une fois encore présenté lors d’une tournée estivale : Splendeur et Mort de Joaquin MURIETA, d’après Pablo NERUDA. L’adaptation et la mise en scène sont d’Anne BOURGEOIS, la scénographie est d’Elise ROCHE, et la musique de Fred PALLEM. L’année suivante, en 2003, ils partent à nouveau en tournée, d’abord dans l’hexagone avec La Nuit des Rois puis en France et dans les pays Francophones avec Le Petit Monde de Georges BRASSENS.

Début 2004, « Le Phénix » s’installe pour plus d’un mois au Théâtre 13 à Paris avec La Nuit des Rois. Au Festival d’Avignon en juillet, ils reprennent Splendeur et Mort de Joaquin MURIETA sur la scène du Théâtre du Chêne Noir,  avant d’enchainer sur une petite tournée.

En janvier 2005, ils partent jouer La Nuit des Rois dans toute la France et jusqu’en Italie, dans la Vallée d’Aoste.  L’année suivante, au Festival d’Avignon 2006, la Troupe présente sa dernière création, Un et Un FEYDEAU,  une comédie en musique d’après « L’hôtel du libre échange » de Georges FEYDEAU. Adaptation, mise en scène et scénographie sont pour la première fois signées Elise ROCHE, comédienne et tête pensante du « Phénix » depuis son origine. Musique et arrangements portent la griffe de Fred PALLEM.

Tout début 2007, ils reprennent la pièce pendant 2 mois au Théâtre du Renard à Paris. En janvier/février 2008, ils la présentent en tournée en France, puis renouvellent l’expérience début 2009.

Mais les mois passant, faute de nouveaux projets, « La Troupe du Phénix » finira par tomber en sommeil…

Sous l’œil de la caméra…

Entretemps, l’année 1999 a marqué un tournant dans la carrière de Guillaume, qui a fait son entrée dans l’univers de la série télévisée. Son départ des Tréteaux de France l’ayant laissé sans revenu régulier, il se souvient : « Je traversais une période un peu galère. Je venais de terminer une tournée avec « La troupe du Phénix » et n’avais plus d’ouverture de droit à l’Assedic. J’avais vraiment besoin de travailler. J’en ai fait part à mon agent, qui a parlé de moi à une directrice de casting au moment où la production de « PJ » recherchait un nouveau personnage récurrent… J’ai été retenu pour le rôle. Quand on m’a annoncé que j’étais engagé pour deux ans minimum, ça m’a fait un peu peur. Je ne voulais absolument pas abandonner ma troupe. Heureusement, certains producteurs sont des gens compréhensifs…. Ils m’ont permis d’aménager mon emploi du temps en fonction de mes activités théâtrales. » (3)

C’est ainsi qu’en Octobre 2000, la série PJ accueille en fin de saison 4 un nouveau « pensionnaire », le Commandant Franck LAMOUGIES. Un beau souvenir pour Guillaume : « J’étais comme un gosse pour ce premier vrai boulot ! J’ai tout adoré sur « PJ » : l’équipe, la cantine, les transports, le studio, l’attente qui m’a permis d’apprendre la guitare… Une expérience formidable ! » (4). Au total, il signe pour 4 saisons. Les tournages s’échelonnent entre 1999 et 2003, lui imposant un rythme effréné. « Effectivement, je gère tournage et théâtre en même temps, explique-t-il. C’est très fatigant mais tellement enrichissant. » (2) Pourtant, Guillaume quitte la série en Juillet 2003, craignant de se lasser de son personnage, dont il pense avoir fait le tour. Il ne veut pas se cantonner dans un rôle. Son métier de comédien, il l’aime pour la diversité de ce qu’il offre… Mais il sait aussi tout ce qu’il doit à PJ, qui lui a permis de rencontrer différents réalisateurs, d’ouvrir d’autres portes… Il reviendra juste le temps de 2 épisodes, en 2005 et 2007.
A partir de 2003, Guillaume enchaine divers rôles dans une multitude de séries TV et téléfilms, produits par les différentes chaines françaises.


Retour sur les planches…

C’est en 2012 qu’il fait son retour sur les planches. Il interprète MONTADE, un hédoniste, lors de la reprise de la pièce Le Plaisir, comédie sur le thème du libertinage au XVIIIème siècle. Les représentations s’échelonnent du 08 juin au 18 août 2012, au Théâtre de la Pépinière-Opéra à Paris.

Début 2013, Guillaume annonce que La Troupe du Phénix s’est reformée pour travailler sur un projet de pièce intitulée Le P’tit Monde de RENAUD, un spectacle qui s’inscrit dans l’univers du Théâtre Musical et met en scène les personnages hauts en couleurs des chansons de Renaud SECHAN.
Cette nouvelle création est tout d’abord présentée au Collège de la Salle, dans le cadre du Festival OFF d’AVIGNON, en Juillet 2014La pièce est ensuite jouée à COIGNIÈRES (78) et CÉBAZAT (63) à l’automne suivant, puis elle est programmée au Café de la Danse à PARIS pour 2 représentations en Janvier 2015… Elle est ensuite présentée à l’Alhambra (Paris 10ème) en Juin/Juillet 2015 puis en tournée dans toute la France.





CREDIT / Extraits d’interviews recueillis sur les sites web suivants :
(1) © Le Parisien     (2) © Regard en Coulisse     (3) © La Cité des Artistes     (4) © Télé 7 Jours